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Le Signe des quatre (1889) – Critique

Sherlock Holmes et le docteur Watson

Le Signe des quatre – Point de départ

Au 221B Baker Street, Sherlock Holmes s’ennuie profondément. En pleine oisiveté, il ne trouve son salut que dans l’injection quotidienne de cocaïne. Quoi de plus sain n’est-ce pas ? Le docteur Watson, son colocataire bien plus raisonnable, a beau lui dire que cette solution est purement mortifère, son interlocuteur n’en fait qu’à sa tête : « Peut-être cette drogue a-t-elle un effet néfaste sur mon corps. Mais je la trouve si stimulante pour la clarification de mon esprit que les effets secondaires me paraissent d’une importance négligeable. » Fort heureusement, une jeune femme, Mademoiselle Morstan, à la mise simple et au charme discret, frappe à la porte pour rencontrer le célèbre détective. Elle apporte une affaire bien inextricable : son père a mystérieusement disparu à la suite de son retour des Indes il y a dix ans environ, mais depuis six ans elle reçoit chaque année une perle précieuse d’une valeur inestimable et ce soir, on lui a donné rendez-vous au Lyceum Theater pour « réparer une injustice ».

Une étude en rouge

Le Signe des quatre – Critique

Deuxième aventure de Sherlock Holmes après Une étude en rouge (lien), Conan Doyle nous entraîne dans un récit palpitant, une chasse au trésor fantastique avec ce qu’il faut de frissons pour enchaîner le lecteur. C’est là tout le génie de Conan Doyle que de nous plonger dans les ténèbres des bas-fonds de Londres puis de nous transporter en plein cœur des Indes britanniques. Pour cela il va enchâsser jusqu’à trois histoires, trois temporalités pour nous emmener au cœur de l’intrigue. Tout cela se lit avec un plaisir gourmand indéfectible. On se gausse même de certains termes ou descriptions qui ne trouveraient plus grâce dans notre monde si politiquement correct. Les années passent, nous vieillissons, mais l’émerveillement suscité par la froide déduction de Holmes et l’art du récit de Conan Doyle nous enchante toujours. C’est le secret des géants du genre policier que d’arriver encore à nous impressionner à l’heure de Netflix et de TikTok.

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