Le Flic de Beverly Hills – Point de départ
Nous sommes à Detroit, charmant port de pêche américain où il fait bon vivre. Axel Foley est flic. Selon les dires de son patron, il est même plutôt doué dans son boulot. Formidable, n’est-ce pas ? Si seulement… Car l’ami Foley, bien qu’il ait de la jugeote et un certain courage pour arriver à faire des vannes dans des situations délicates, est une vraie tête brûlée. La loi, chez lui, est un concept subjectif. Il aime s’en affranchir pour arriver à ses fins, ce qui ne manque pas de provoquer la fureur de son boss.
Après s’être pris un savon mémorable consécutif à une poursuite en camion dans toute la ville, Foley retrouve un ami d’enfance à son appartement. Ex-taulard, Mikey Tandino s’est trouvé un boulot de vigile sur la côte ouest, plus précisément du côté de Beverly Hills. Il assura la sécurité d’une galerie d’art gérée par Jenny Summers, une amie d’enfance des deux compères. C’est cette dernière qui lui a trouvé le poste. La vie semble être belle pour Mikey même s’il semble ne pas avoir perdu ses mauvaises habitudes comme ces bons au trésor allemands qu’il propose sans vergogne à Axel qui refuse.
Les deux amis se prennent une bonne cuite pour célébrer ses retrouvailles. Mais lorsqu’ils rentrent à l’appartement, avec quelques grammes dans le placard, ils ne sont pas seuls. À peine arrivé, Axel se fait assommer par un individu patibulaire mais presque. Mikey comprend que cela sent le faisan. Effectivement, il se fait abattre comme un chien par le chef de la bande.
En sortant de son KO, Axel n’a qu’une idée en tête : découvrir le meurtrier de Mikey. Pour ça, il va falloir qu’il aille à Beverly Hills…

Le Flic de Beverly Hills – Intrigue
L’intrigue du Flic de Beverly Hills est assez linéaire. L’intérêt du film ne réside pas dans ses facéties scénaristiques. On ne navigue pas de surprises en surprises. Comme beaucoup de comédies policières, le sentier est assez balisé. Cependant, un scénario prévisible ne fait pas forcément un mauvais film. Il y a même quelque chose d’assez confortable d’un point de vue intellectuel à se laisser guider de la sorte. On est en terrain connu.
La chose plaisante dans Le Flic de Beverly Hills c’est que le spectateur n’est pas bousculé. C’est assez difficile à définir, mais on n’est pas abreuvé d’une surenchère de bastons et de fusillades, comme ça peut l’être par exemple dans Tango & Cash. Mais ce qui donne aussi un caractère attrayant aux scènes d’action, car elles sont distillées avec parcimonie.
Le Flic de Beverly Hills – Critique
La réussite du Flic de Beverly Hills tient en Eddie Murphy. C’est lui la star, c’est lui autour duquel tourne le film. L’histoire n’est presque qu’un prétexte. Et le moins qu’on puisse dire est que le spectateur en a pour son argent. Eddie court, Eddie rigole, Eddie saute, Eddie fait des blagues, Eddie est sérieux, Eddie dézingue etc. Le tout avec une énergie incroyable qui nous emporte sans coup férir.
Lui, qui a été connu grâce à l’émission humoristique Saturday Night Live, repéré par Walter Hill pour donner la réplique à Nick Nolte dans l’excellent 48 heures (1982), a vu sa carrière exploser à la suite de ce film. En effet, Le Flic de Beverly Hills récolta plus de 300 millions de dollars au box-office mondial, de quoi voir venir les hivers rudes.
Un des succès du film tient aussi dans ses seconds rôles, notamment Judge Reinhold et John Ashton jouant deux flics en costume cravate le doigt sur la braguette, en complète opposition avec la tenue décontractée, pour ne pas dire débraillée, d’Eddie Murphy. Cette opposition de style est un puissant ressort comique du film. On assiste même à une scène où John Ashton est obligé de se cacher le visage pour ne pas exploser de rire. Ce contraste on le voit dès le générique de début, où Beverly Hills, fantasme américain de la vie de rêve, s’affiche à l’écran avec en toile de fond la misère sociale de Detroit. Le film en fait donc un levier, mais sans en faire trop non plus.
La musique au synthétiseur de Harold Faltermeyer est, elle aussi, devenue marquante. Symbole à elle seule des années 80 et d’Hollywood.
Sans révolutionner le genre, Le Flic de Beverly Hills est l’archétype parfait du film du samedi soir : sympathique, divertissant, amusant, avec quelques bonnes scènes d’action efficaces ! Ce cahier des charges qu’on pourrait juger simpliste n’est pas à la portée du premier venu. Il n’y a qu’à regarder la débilité profonde des productions actuelles où rien ne tient la route.
PS : un Flic de Beverly Hills 4 est prévu en 2023 sur Netflix. Comme dit l’adage, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures !
Le Flic de Beverly Hills (1984) de Martin Brest avec Eddie Murphy, Judge Reinhold, John Ashton, Lisa Eilbacher, Ronny Cox…
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